09 Déc 2016

Le BIM se digitalise

Le BIM se digitalise

L’industrie de l’AEC est très large, on ne se le cache pas. Mais c’est une chance, car en prévision des habitudes de vie futures de la population terrienne, nous aurons besoins de construire 1000 bâtiments par jour d’ici 2050 ! On est conscient que nous avons encore des défis de taille à travers le respect des coûts et des livrables. Selon une étude de McKinsey & Company, avec seulement 1.2% d’investissement dans les nouvelles technologies dans le domaine de la construction actuellement, le plein potentiel est loin d’être atteint.

Avec une digitalisation de l’industrie, nous pourrions doubler voire tripler les marges d’ici 5 à 10 ans. Plus nous attendons, plus nous perdons du temps sur le retour sur investissement de ces technologies. D’ici 2020, il y aura plus de 50 milliards d’objets connectés dans le monde. Comment faire ? Utiliser le Big Data que nous avons à notre disposition !

Le BIM se digitalise : pour le design

On nous parle de cloud ou de nuage tous les jours, toute la journée. Pourquoi ? Car c’est l’outil qui nous permet réellement d’être connecté tous ensemble, en temps réel et de COLLABORER pour mieux avancer, plus vite et moins cher. Grâce à cela, la manière dont on modélise va changer grandement.

Par exemple, si nous utilisons un drone géolocalisé, connecté au cloud, faire une relevé géométrique va être plus rapide, plus précis. La modélisation pourra se faire en temps réel. Avec les outils de réalité virtuelle, cette information sera disponible partout, pour tous, tout le temps.

Le BIM se digitalise : Pekin-Daxing
Besoin de refaire un processus régulièrement, établir un script sur Dynamo permettra de piloter toute la géométrie dans un seul modèle. Cette technologie est déjà utilisée, notamment pour le nouvel aéroport de Pekin-Daxing.

Le BIM se digitalise : pour la prise de décision et la fabrication

Quel est l’autre avantage de ce Big Data ? Utiliser le passé pour construire le futur. Quels éléments de construction ont fonctionné ici, avec tels critères, à quels coûts, etc ? La digitalisation de l’industrie va permettre de compiler tout type d’informations pour nous accompagner au quotidien. Par exemple, toutes les dalles et façades qui auront été utilisées dans le passé et qui ont fonctionné seront proposées comme choix possible. Tous les calculs ont déjà été faits, on pourra choisir tous les critères de sélection dont on a besoin : distance, angle, disposition, etc. Un véritable panel d’options sera à notre disposition.

Plus on avance et plus la tendance mondiale se dirige vers une pré-fabrication automatique. Des bâtiments entiers peuvent être préfabriqués, et déplacés ensuite sur leur emplacement définitif.

d’un point de vue opération et maintenance, Schneider Electrique peut par exemple proposer maintenant un système de maintenance prédictive. On peut prévoir quand tel élément sera affaibli et risque de tomber en panne. Un ticket de réparation ou de prévention de la panne peut alors être établi.

Le BIM se digitalise : le chantier du futur

Aujourd’hui, et d’autant plus dans l’avenir, on peut apporter l’information du bureau au chantier.

Quels sont les avantages ?

  • Élimination du papier et donc de la perte d’information… Avons-nous la dernière version avec nous ?
  • Gain de temps : fini le chef de projet qui doit retourner dans la cabane de chantier pour vérifier que telle information est vraiment bonne et validée pour une parcelle de chantier située au 25e étage.
  • Gain en productivité : la collaboration instantanée est disponible en temps réel.
  • La préfabrication robotisée : on saura où se situe chaque morceau, chaque outil, chaque élément du chantier.

La tendance est pleinement à la recherche de l’utilisation optimale des nouvelles technologies. À Boston, Autodesk a ouvert un incubateur de start-ups dédiées à la recherche sur 4000 m². Les chaires de recherche et les comité de recherche des grandes universités mondiales comme le MIT y ont par exemple accès.

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